dimanche 6 septembre 2015

Bulletin n° 145 - Septembre 2015

Sommaire
5. Editorial

Philatélie
7. Agenda - Presse - Courrier
9. Nouveautés
11. Philatélie et Internet
13. Anomalies de dentelure

Marcophilie
15. Marcophilie
17. La Guerre de 14 en Haute-Saône - Les Régiments d'infanterie territoriale
19. Brèves philatélico-postales
C.P.V.
20. Pages des jeunes de 7 à 97 ans
23. La Vie du Cercle

Cartophilie
25. L'Ognon à Montbozon

Numismatique
27. Médailles du Parti Ouvrier Français (P.O.F.)
27. Les nouvelles pièces de 2€
29. Site Internet
29. La C.P.A. la plus chère du monde
30. Services du C.P.V.
Informations !!
Nos bulletins sont en vente au prix de 5 euros (+2,50 euros de port). Toutefois, pour 15 euros seulement, vous pouvez recevoir nos quatre numéros durant l'année. Alors n'hésitez pas !! Si un sujet vous intéresse, contactez nous durant nos réunions ou laissez nous un message au 03.84.76.80.61 !

jeudi 12 mars 2015

Hommage à notre président honoraire “Henri Perrot”

Quatrième d'une famille de 6 garçons (Jean, Georges, Paul, Henri, Claude et Robert), Henri Perrot est né le 10 septembre 1925 à Landresse dans le Doubs.
Fils d'instituteurs installés à Cirey-lès-Bellevaux à leur retraite, Henri Perrot choisit de faire carrière dans l'éducation nationale pour enseigner le français et l'histoire-géographie. Après avoir passé deux ans au Lycée français de Lisbonne, il termina ses études à l'Enaa de Lyon avant d'occuper un poste au lycée Luxembourg et au lycée Pontarcher à Vesoul où il finit sa carrière. Professeur atypique, comme il aimait se décrire, ses élèves, ses collègues ou ses supérieurs se souviennent encore de lui.
En 1957, il épouse Jalziza à Lisbonne, rencontrée quand il enseignait le français aux jeunes adultes. Le couple réside d'abord à Vesoul avant de s'installer à Echenoz-la-Méline.
Dans les années 60-70, des centaines de Portugais arrivant en Haute-Saône et plus particulièrement à Vesoul. Avec son épouse, ils se sont pleinement investis dans les démarches et l'installation de ces familles. Ensemble, ils ont mis en place des cours du soir pour l'apprentissage de l'écriture française en plus de la langue.
Toujours soucieux de l'intégration des étrangers, Henri Perrot fut à l'origine de la création de l'Asate (Association saônoise d'aide aux travailleurs étrangers). devenue plus tard AAMI70, Henri Perrot a continué à s'investir dans l'association, veillant au bien-être de tous. Ce fut aussi l'époque où naquit le comité départementale de défense contre l'alcoolisme. Et, là encore, Henri Perrot en fut l'un des pionniers. Plus tard, l'Escale, lieu d'écoute et d'accompagnement face aux addictologies, vint compléter cette structure. L'Anpaa ayant pris le relais, Henri Perrot était toujours présent.
Passionné de philatélie, le Cercle philatélique vésulien fut un de ses lieux préférés de loisirs, s'investissant dans les collections, les manifestations et la création du bulletin. Ces derniers temps, il y tenait encore une rubrique.

Une autre passion l'animait et il créa des clubs d'échecs dans les établissements scolaires où il enseignait. L’échiquier vésulien le verra encore livrer de belles parties, •

M. Henri Perrot durant notre traditionnelle
Galette des rois en 2014
• redoutables, jusqu'à l'année dernière, avant que la maladie ne l'affaiblisse.
Avec son épouse, de nombreux voyages les ont conduits dans différents pays. Toujours à l'affût de musées ou d'expositions (les expositions universelles faisaient partie du programme), ils ont aussi fait découvrir le Portugal à leurs neveux et nièces, alors adolescents, pendant les vacances d'été.
En 2010, il eut la douleur de perdre son épouse et la solitude lui ouvrit une nouvelle porte : celle de l'écriture. Avec ardeur, à 85 ans, sur son ordinateur, il aligna page sur page, y insérant des photos, et sortit "Il a neigé sur Lisbonne", livre écrit en souvenir de Jalziza qu'il appelait affectueusement Yali. Ce livre est vendu au profit des associations pour lesquelles il oeuvra.
Gagné par le virus de l'écriture, il attaqua "Ultima necat", voulant faire un clin d'oeil à la dernière heure...
Bravant la maladie, il lui tenait à coeur de terminer ce livre auquel il choisit de donner le titre "Quand sonnera l'heure". Après y avoir posé le point final, il s'est éteint à l'hôpital de Vesoul le 8 mars dernier.
Selon sa volonté, ses obsèques ont été célébrées dans l'intimité familiale à Cirey-lès-Bellvaux.
Article publié dans l'Est Républicain

samedi 22 mars 2014

Qu'est-ce qu'un liard ?

D'origine provinciale, le liard fut, pendant près de quatre siècles, la monnaie des masses populaires. C'était la pièce la plus familière, et pratiquement la seule à être utilisée quotidiennement par les petites gens qui ne voyaient que peu de pièces d'or ou d'écus d'argent.
Apparu sous Charles VII en Dauphiné, le liard disparaît définitivement lors de la Révolution. Son existence aura donc duré 363 ans.
Sa valeur restera invariable pendant toute cette période : 3 deniers tournois (soit le quart d'un sou, un sou étant égal à 12 deniers, soit à peu près 5 centimes après la Révolution, d'où l’appellation de sou pour désigner la pièce de 5 centimes jusqu'aux années 1960). En revanche, son pouvoir d'achat changea constamment au cours des siècles.
Son aspect fut modifié avec les années, frappé à l'origine en billon (mélange argent et cuivre), son oxydation en faisait une pièce grisâtre à reflet blanc dénommée à l'époque « monnaie noire ». Après chaque dévaluation, l'argent entra de moins en moins dans l'alliage et, sous Louis XIV, il fut décidé de frapper le liard en cuivre pur.

D'où vient le mot « Liard » ?
Certains auteurs expliquent qu'on en trouve l'origine dans les racines celtes et romanes signifiant « noirâtre », d'autres pensent que le nom provient de l'ancien adjectif « liart » : gris pommelé ; il semble toutefois que la vérité soit à chercher ailleurs…
Auteur : Philippe GODE
Extrait de la page 27 du numéro 128 datant de Juin 2011

mercredi 8 janvier 2014

La Maximaphilie

Une passion au carrefour de trois autres :
la philatélie, la cartophilie et la marcophilie.
Prenez un timbre-poste, une carte postale et une oblitération ayant entre eux le maximum de concordances et vous aurez créé une carte-maximum. Mais attention aux règles de cette spécialité ! « Une carte-maximum est une pièce philatélique qui ne doit pas être confondue avec un quelconque souvenir. Elle ne peut pas être réalisée n'importe où, n'importe quand, n'importe comment... ».
Un peu d'histoire
C'est vers la fin du XIXe siècle que remontent les origines de la carte-maximum lorsque sont éditées les premières cartes postales illustrées parallèlement à l'émission des premiers timbres-poste.
A cette époque, le verso de la carte étant réservé au nom et à l'adresse du destinataire, la correspondance et le timbre se trouvaient au recto, sur le côté vue, d'où l'appellation de « T.C.V. » ou « Timbrée Côté Vue ».
A la parution des premiers timbres, symboles, personnages, paysages, se sont formées, fortuitement d'abord, puis volontairement, les premières T.C.V. concordantes, •
• qui sont les précurseurs des cartes-maximum.

Les prémisses
En France, les premières C.M. – cartes-maximum – ont été réalisées avec les timbres d'usage courant (type Blanc, type Mouchon, puis Semeuse) à partir de 1900. Il faut attendre au moins 1917 pour voir la production philatélique se diversifier avec l' émission des premiers commémoratifs.
Dès 1922 des C.M. seront réalisées presque à chaque émission de timbre, mais en tout petit nombre et par des collectionneurs isolés qui sont de véritables pionniers. […]
Extrait du Numéro 126 datant de Décembre 2010